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Le projet de déviation fait débat ! Reportage France 3 Basse-Normandie + vérité sur les propos des élus

       



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Le projet de déviation fait débat ! Reportage France 

3 Basse-Normandie + vérité sur les propos des élus


Reportage du 12 novembre 2014 © France 3 Basse-Normandie 

 

Un reportage qui fait un point sur la relance du projet.

Le 12 novembre dernier, France 3 Basse-Normandie s'est emparée du projet de déviation
de Canapville pour proposer un reportage où élus et naturalistes se sont exprimés.

Page complète sur France 3 Basse-Normandie > ICI

 

Quand les élus nous mentent...

Propos de M. Yves Deshayes, conseillé général et maire de Pont-l'Evêque :

"On ne vas pas détruire le marais comme je l'entend dire... On est 4km, une emprise au sol
de 25 hectares... Une zone de compensation demandée par l'Etat de 400 hectares...
Vous prenez un hectare et vous en rendez dix-huit qui sont protégés...
Moi je ne sais pas ce qu'il faut faire de mieux ?"

 

Cela tombe bien, nous on sait !

De la poudre aux yeux pour éblouir les citoyens, voilà ce que sont ces propos...
Les Espaces Naturels Sensibles sont une mesure de préservation des sites naturels 
départementaux avec ambition d'ouvrir les sites au public. Ces derniers sont acquis par
les départements grâce à une taxe prélevée sur chaque construction sur le département 
tous les ans. Dans des lieux stratégiques, le département crée une zone de préemption,
c'est-à-dire une zone où il sera prioritaire à l'achat si un propriétaire souhaite vendre.

Ainsi, des sites naturels sont choisis pour leur pertinence et leur richesse naturelle sur le
département dans le but de les préserver grâce au statut des ENS, mais certains ENS
sont mis en place en tant que mesure compensatoire comme sur nos fameux marais !

La politique des ENS reste en fin de compte très... politique, tout simplement. Alors que
d'autres organismes sont prêts à apporter leurs moyens, aides et connaissances pour
l'acquisition de parcelles sur les marais et préserver la nature, le Conseil général du
Calvados a défendu son territoire coûte que coûte et sa zone de préemption pour mettre
en place une mesure compensatoire en lien avec le projet de déviation de Canapville.

Le but du Conseil général du Calvados, qui est à la tête du projet de déviation, fût donc
de réaliser une étude d'impact environnementale à la hauteur pour que nous leur
puissions pas leur reprocher et des mesures compensatoires prévenant la destruction
d'une partie des marais par la mise en place d'un ENS de 160 hectares qui pourrait
s'étendre à 400 hectares si la déviation se faisait... Mais pas de chance, le Conseil
National de Protection de la Nature (CNPN) a donné un avis défavorable alors que nous
trouvons dans un contexte où c'est une première en France de faire face à un projet qui
concerne autant d'espèces et de milieux naturels rares et menacées. Avec a la clef une
promesse de mesure compensatoire aussi importante, soi-disant.

Le CNPN a bien entendu exprimé le fait que nous n'avons aucune certitude sur la mise
en place de ces 400 hectares de zones protégées. Combien d'années faudrait-il pour
acquérir toutes les parcelles. Est-ce véritablement le meilleur moyen de préserver cette
zone humide ?

Mais n'ayant pas obtenu leur avis favorable comme espéré, le Conseil général est
aujourd'hui obligé de passer en "force" avec une demande de dérogation d'espèces
protégées. En gros, pour passer au-dessus des lois... Le but est d'obtenir quoi qu'il en
coûte un arrêté favorable de la part du préfet.

Les mesures compensatoires ne sont qu'illusoires et ne compenseront jamais la perte
inestimable des services rendus par les zones humides !


"On ne vas pas détruire le marais comme je l'entend dire... On est 4km, une emprise au
sol de 25 hectares... Une zone de compensation demandée par l'Etat de 400 hectares...
Vous prenez un hectare et vous en rendez dix-huit qui sont protégés...
Moi je ne sais pas ce qu'il faut faire de mieux ?"

Mais bien sûr que si ! Le marais va être une fois de plus fragmenté et morcelé, diminué
avec les intérêts sécuritaires et écosystémiques en moins.
4 km de ligne droite qui vont créer une véritable barrière au sein de la zone humide.
Peut-être 25 hectares d'emprise au sol, mais dans une zone naturelle, l'impact est bien
plus terrible ! Même s'il y a 25 hectares d'emprise au sol par la route, ce sont des centaines
d'hectares qui vont se retrouver impactés dans la périphérie par les pollutions visuelles,
sonores et chimiques qui vont annihiler l'intérêt en biodiversité du site. Du coup, ce sont des
centaines d'hectares et non 25 qui vont être massacrés ! Cela va constituer une barrière à la
migration des oiseaux. De plus, c'est bien joli de dire qu'un ENS va être créé sur les marais,
mais cela reste insuffisant pour une telle zone d'exception qui mérite plus (classement en Natura
2000, en Réserve naturelle ou en Zone de Protection Spéciale).
Comment développer l'écotourisme, créer de l'emploi et diversifier l'offre touristique en
massacrant l'un des bijoux inexploité du secteur ?

L'ENS prévu n'est que poudre aux yeux pour rayonner comme le synonyme de "mieux
préserver pour mieux détruire". Mais beaucoup de gens se font avoir, mais pas nous,
associations qui sommes censées connaitre notre métier, notre domaine, ce qui n'est pas le
cas de certains élus... Préserver un site qui ne sera plus aussi riche qu'au début, pour faire
passer un projet politique, ça s'appelle du mensonge. Et nous n'aimons pas mentir quand
l'intérêt de tous est mis en jeu.

Des solutions existent comme alternative à cette déviation. Elles doivent être repensées,
travaillées, étudiées si nous voulons à la fois réduire de façon importante le coût minimum
prévu par le CG14 pour la déviation. Pour beaucoup moins que 30.5 millions d'euros et avec
des aides de l'Europe et de l'Agence de l'eau, nous aurions la possibilité de travailler sur la
restauration du marais, l'acquisition de parcelles, de classer le site en Réserve naturelle,
développer l'écotourisme et l'éducation à l'environnement, la valorisation de notre patrimoine,
préserver les aspects sécuritaires de notre zone humide comme zone de filtration des polluants,
d'absorption du carbone (réchauffement climatique), lutte contre les inondations en restaurant le
fonctionnement hydraulique... Créer des sentiers et observatoires, repenser l'utilisation de routes
voisines (D275) avec signalisation supplémentaire pour les touristes, étudier le système de navette...

Tellement de plus-value par rapport à ce que proposent les élus...
Faut-il faire le travail à leur place ? Les citoyens on votés pour des gens et leur ont donner leur
confiance. Cette confiance ne doit en aucun cas servir des projets inutiles et destructeurs.
Deauville et les communes alentour ont tellement plus à gagner. Nous en sommes convaincus et
nous nous présenterons contre ce projet jusqu'au bout pour la préservation de la nature et pour la
sécurité et l'avenir de nos citoyens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

                                                                                                                                                                                                              Copyright 2017 Pays d'Auge Nature et Conservation | © Tous droits réservés | Nos partenaires


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